• Adrien

Développer son potentiel : les secrets de la génération X

Dernière mise à jour : 15 mars





Pour Proust, il s’agit de la saveur d’une madeleine, pour d’autres, c’est l’odeur de la colle Cléopâtre. Qui n’a jamais remonté le temps sous l’effet d’un parfum ou d’une sensation inattendue ? À l’époque, le monde évoluait déjà à grande vitesse et nous voulions devenir grands pour réaliser les rêves que nous avions déjà. Aujourd’hui, nous explorons un texte découvert au détour d’une page Facebook. Ces quelques lignes nostalgiques nous montrent comment toute une génération a changé le monde, et elles commencent ainsi.

Rêver plus fort

C’est l’odeur de tabac qui nous transporte dans le passé lorsque l’auteur nous aborde :

« Mon père fumait dans la voiture, ma mère aussi d’ailleurs… Je suis la génération X.
Quiconque est né entre 1955 et 1990 en fait partie. Nous sommes la dernière génération à avoir joué dehors jusqu’à la tombée de la nuit.
Nous avons été les premiers à jouer à des jeux vidéo et les derniers à enregistrer des chansons à la radio sur une cassette.
Nous avons adoré la marelle, le jeu de l’élastique, le patin à roulettes (à 4 roues, parfois même des roues en métal), même le vendredi et le samedi soir. »

Pour ceux qui veulent se challenger, les années 55 à 90 fourmillent d’exemples révolutionnaires. Les micro-ordinateurs apparaissent et la navette spatiale permet de voler au-delà du ciel. Les jeux vidéo envahissent les vitrines. Pourtant, toutes les télévisions ne sont pas encore équipées de la fameuse prise péritel nécessaire au raccordement d’une console ou d’un magnétoscope.

Une extraordinaire capacité à rêver a marqué ces années. Un simple élastique devient un concours d’agilité dans les cours de récréation. Le dessin d’une marelle nous montre le chemin entre la terre et le ciel. Et pendant ce temps, les premiers employés d’Apple se rappellent leur entretien d’embauche avec Steve Job. Le créateur d’Apple raconte à qui veut l’entendre qu’un jour nous aurons tous des ordinateurs dans nos poches. Tout ce qu’il décrit est aujourd’hui devenu réalité.

Pour réussir de grands projets, rêvez plus fort et soyez plus ambitieux. Nous ne pouvons réaliser que ce que nous avons imaginé. Rêver comme un enfant est un préalable à tout projet.

S’enthousiasmer et rester soi-même

Transformer le rêve en réalité se révèle parfois difficile. Le mystérieux texte continue et nous livre quelques indices supplémentaires :

« Nous avons regardé des dessins animés le samedi matin en trempant dans un bol de lait des tartines beurrées à la confiture de fraise ou saupoudrées de cacao, assisté à “La dernière séance” le mardi soir, le samedi soir, Récré A2, Temps X, Croque Vacances, le Club Dorothée et le Top 50…
Nous avons connu la légalisation et l’essor des radios libres (NRJ, Fun radio, Radio FreeDom…) et l’époque musicale la plus riche. »

Entre les ghettoblasters sur les épaules, les mini t-shirts et la diversification des styles de musique, les années 80 sont une intense période d’expression et d’affirmation de soi. Les mots « expérimental » et « créatif » remplacent ceux de « bizarre » et « anormal ».

La radio libre bouleverse également la société. Désormais, chacun peut prendre la parole, les idées se partagent, circulent et se transforment, tout s’accélère.

Décrire précisément sa vision et cultiver son enthousiasme donne l’énergie nécessaire à l’atteinte d’objectifs ambitieux. Et savoir partager cette vision permet de réunir les personnes et les talents qui emportent vos projets encore plus loin.

Ne pas craindre l’échec

Si les idées et la communication ont été révolutionnées, on en vient à se demander comment assumer un tel esprit d’exploration. Mais là encore, l’auteur nous donne quelques pistes de réflexion :

« Nous avons programmé le magnétoscope avant tout le monde et avons connu l’invention du Laser disc Vidéo et du CD… Nous nous souvenons d’avoir appris à utiliser un ordinateur pour la première fois et nous avons joué en premier aux consoles Atari, Nintendo, Sega…
Nous avons survécu aux années 80 en faisant du vélo sans casque, avec les cheveux longs (la coupe mulet, la permanente, les pantalons pattes d’eph, les sous-pulls en nylon…) et à l’ère du tout extravagant et coloré (la meilleure).
Nous avons voyagé dans des voitures sans ceintures de sécurité ou airbags, avons vécu sans téléphones portables. »

Entre vêtements extravagants et coupes de cheveux volumineuses, tout ne faisait pas l’unanimité. Mais chacun s’habillait comme il le souhaitait. Avancer demande parfois de se détacher du regard des autres et de se concentrer sur sa vision.

Le rapport à la peur est maîtrisé. Aujourd’hui encore, nous prenons la voiture sans penser à l’accident. Le risque routier motive simplement la création de systèmes de sécurité de plus en plus performants tels que l’airbag et la ceinture. Les difficultés ne doivent pas nous faire renoncer à nos rêves. Elles nous incitent simplement à agir pour contrebalancer les risques.

L’inaction nous apporte la déception d’échouer avant même d’avoir tenté. Essayer c’est accroître son expérience dans tous les cas. Au début des années 70, les personnages animés des Shadocks déclarent d’ailleurs avec humour « plus ça rate, plus il y a de chances que ça marche ».

Vivre l’instant présent

Le témoignage approche de sa conclusion et nous rappelle :

« Nous allions à l’école à pied entre amis, passions beaucoup de notre temps dehors, terrains vagues, cabanes, ballon, billes… sans crainte d’être importunés. Nous n’avions pas d’écran plat, de son suround, d’I-Pads, de Facebook et Twitter…, mais nous avons passé des moments inoubliables les uns avec les autres ! ! ! Et surtout, nous avons passé du temps ensemble sans téléphone entre nos mains et nous avions beaucoup de choses à nous raconter et à vivre avec Passion. »

Sans téléphone ni informations à outrance, l’auteur prenait le temps de regarder et d’écouter le monde autour de lui. Cet état d’esprit a lui aussi favorisé les percées qui ont été faites durant les années 50 à 90.

Une écoute sincère des gens qui nous entourent est une source d’inspiration et nous indique les opportunités. En comprenant ce dont les autres ont besoin et ce qu’on peut leur apporter, on donne plus de sens et de raison d’être à nos idées. Nos projets deviennent plus susceptibles d’aboutir.

Comprendre notre entourage et reconnaître ses talents permet aussi de constituer une équipe polyvalente autour de soi. La qualité de notre relationnel nous donne accès aux compétences des gens qui nous entourent.

La sérénité, le bonheur et l’émerveillement viennent aussi de cette capacité à s’accorder un instant pour écouter et profiter du présent. Prenez le temps d'apprécier ce que vous avez accompli dans le passé, mais aussi ce que le monde vous offre chaque jour.



Bien d’autres périodes ont apporté leur part de révolutions. L’époque ne détermine pas la réussite. Ce qui fait la différence, c’est de pouvoir entretenir notre capacité à rêver, à s’enthousiasmer de tout ce qui semble inhabituel. Tout devient possible dès lors qu’on avance sans se laisser paralyser par la crainte de l’échec. Ce qui compte, c’est de garder notre âme d’enfant.


Si le pot de colle Cléopâtre ne suffit pas à réveiller les pouvoirs de l’enfant qui sommeille en vous, n’hésitez pas à jeter un œil à la chaîne YouTube de Jo. Une vidéo hebdomadaire vous donne des conseils pour libérer tout votre potentiel. Et pour ne rien rater, abonnez-vous !


Adrien




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