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Oser demander : l’art et la manière d’obtenir ce que l’on souhaite

Il y a ceux qui s’embourbent dans des conversations interminables et qui tournent autour du pot. Il y a ceux qui envoient des émissaires faire le travail à leur place. Parfois, on espère simplement que les autres vont deviner nos attentes et que les aléas de la vie se révéleront plus efficaces que notre intelligence.

Du petit détail qui est égaye le quotidien au grand service qui pourrait changer notre vie, nous voulons tous quelque chose. Et pourtant, qu’il s’agisse d’un petit détail ou d’un grand service, il est parfois bien difficile de demander l’aide des autres. Aujourd’hui, nous revenons sur un concept capable de débloquer toute situation. Nous voyons comment enfin oser demander et mettre toutes les chances de son côté.





Oser demander (enfin)

Rien ne fait plus plaisir qu’une réponse positive lorsqu’on attend un coup de pouce. Pourtant, avant même de parler de la réponse, il faut parler de la question. Et avant de parler de la question, il faut être capable de se jeter à l’eau.

En effet, pour beaucoup, demander c’est réellement se jeter à l’eau. On s’imagine que la personne en face de nous va refuser de nous prêter son aide. On s’avoue vaincu avant même d’essayer. Cette tendance à accorder plus d’importance aux éventualités négatives qu’aux autres, c’est le biais de négativité.

Il faut bien reconnaître que ce biais de négativité amène quelques avantages. Ce n’est pas tellement qu’il nous empêche de prendre des risques. C’est plutôt qu’il constitue la parfaite excuse pour ne pas poursuivre ses rêves. « J’aimerais tant monter ma boîte, mais tu comprends, comme mon patron va refuser la rupture conventionnelle, je suis bloqué ». Et qui vous dit que votre patron ne rêve pas secrètement de se débarrasser de vous ? Je plaisante bien sûr. Mais chacun reste responsable de ses propres réponses.

La peur d’être redevable constitue un autre biais psychologique à prendre en compte. Encore faut-il savoir qui doit quoi. On se sent redevable auprès des gens qui nous aident. Mais ne devraient-ils pas être reconnaissant qu’on s'intéresse à eux et à leur potentiel ? La question n’est pas tellement de savoir si nous serons redevables. Il s’agit plutôt d’avoir l’humilité d’accepter l’aide de quelqu’un.

La peur de demander n’est qu’une accumulation d’excuses parfois irrationnelles. Mais le blocage, lui, reste bien réel. Le meilleur moyen de surmonter ses émotions consiste à envisager le pire scénario. Quelle est la pire chose qu’il puisse arriver si j’exprime mes attentes ? On s’aperçoit souvent qu’il ne va rien se passer de particulier. On vous dira peut-être « non », et alors ? Vous vous sentirez peut-être gêné, mais personne n’en saura jamais rien. Au contraire, en prenant le risque, on montre nos ambitions, notre capacité à aller de l’avant, notre immunité au stress… Et surtout, au fond de nous même, on sait qu’on a tout donné et qu’il n’y a rien à regretter.

Obtenir une réponse positive

Vous êtes capables d’oser. Mais comment mettre toutes les chances de son côté pour obtenir la meilleure réponse ?

Tony Robbins explique qu’un jour il croise un mendiant. L’homme lui réclame 1 dollar. Tony s’étonne et lui demande « est-ce que tu es sûr de vouloir 1 dollar ? ». Le mendiant lui répond  « oui, 1 dollar changera ma vie ». Tony donne le dollar au mendiant et s’en va. Le soir même, dans une de ses conférences, Tony explique qu’il était prêt à donner 50 dollars ! Cette anecdote possède deux conclusions :

— ne minimisez pas vos demandes dans l’espoir que ça passe;

— connaissez vos besoins. Ce mendiant avait peut-être plus besoin d’un logement ou d’un emploi. L’histoire ne le dit pas. Mais il est peu probable qu’un dollar ait réellement changé sa vie.

Quand on comprend les contraintes des autres, on se donne les moyens de proposer des échanges gagnant-gagnant. On se surprend alors à expliquer aux gens l’intérêt qu’ils ont à nous aider (en prenant bien garde de ne pas les faire chanter bien sûr). En s’intéressant sincèrement aux autres, les portes ont tendance à s’ouvrir naturellement.

La réticence des gens vient souvent du travail qu’on pourrait leur demander de réaliser. L’astuce consiste alors à préparer le terrain. En démarchant toutes les parties prenantes ou en préparant le matériel à l’avance, on met toutes les chances de son côté. Si la personne n’a qu’à dire « oui » pour tout débloquer, elle n’a plus de raisons de dire « non ».

Vous avez le droit de demander. Il convient simplement de faire la différence entre  « demander » et  « exiger ». Et oui, les gens en face de vous ont tout autant le droit de choisir leur réponse que vous de choisir la question. Et dès lors que vous accordez ce droit à vos interlocuteurs, vous n’avez plus aucune raison d’être préoccupé par leur opinion. Ils vous aideront peut-être ou peut-être pas, vous chercherez simplement une autre solution, ou pas. Une réponse n’est vraiment négative qu’à partir du moment où on la rumine. Il n’y a de contrainte et de pression que lorsqu’on laisse des émotions oppressantes grandir en nous.

Apprendre à demander

Chacun sait qu’il faut demander. On sait parfois comment le faire. Et pourtant, les blocages persistent parfois. L’art de demander, comme tous les autres, requiert de la pratique et de l’expérience. Il faut demander encore et encore pour enfin être à l’aise et pouvoir le faire sans même s’en rendre compte.

Un blocage n’est souvent qu’une excuse pour rester dans la facilité. S’entraîner c’est étendre sa zone de confort, c’est s’habituer aux changements et créer de nouvelles facilités.

L’enjeu augmente le poids psychologique des demandes. Il nous fait hésiter et bafouiller. Bref, à moins de vouloir s’entraîner à bafouiller, il est préférable de s’habituer avec des demandes sans enjeux. Les sportifs ne commencent toujours pas s’entraîner avec de petites altères (parfois, il n’y a que les barres !). Il s’agit avant tout de s’exercer à aller vers les gens et à les interpeller. Plus vous montez en expérience, plus vous pouvez demander des choses qui comptent pour vous.

Il est plus facile d’aller vers les personnes accessibles. Plutôt que de commencer par exprimer vos souhaits au Schtroumpf grincheux, privilégiez les gens avec lesquels vous vous entendez bien.

Les objections constituent un obstacle facilement surmontable avec la pratique. La meilleure technique consiste à inscrire sa demande précise sur un papier. On liste ensuite toutes les objections possibles et des contre-arguments. Vous aurez toutes les idées en tête pour désamorcer les désaccords le moment venu.





Oui, il y a ceux qui tournent continuellement autour du pot, ceux qui envoient les autres au charbon et ceux qui s’en remettent au bon vouloir du hasard. Mais il y a aussi ceux qui ont lu cet article et si c’est votre cas vous avez tous les atouts pour vous organiser et devenir de plus en plus à l’aise dans l’art de demander. Et plus important encore, vous apprendrez à obtenir ce que vous voulez et non plus ce que les autres ont bien voulu vous laisser.

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Adrien






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