En finir avec l’autosabotage : Aviez-vous remarqué ça ?

Je n’avais jamais de chance. J’avais la poisse. C’est ainsi. Je pouvais travailler des dizaines d’heures sur un projet et soigner tous les détails (j’avoue que je suis perfectionniste), mais à la fin il se passait toujours quelque chose. Et en dressant la liste de toutes ces opportunités manquées, j’ai fait une découverte : et si la malchance n’avait rien à voir avec tout ça ? Parfois, nous provoquons un peu les difficultés. Parfois, nous allons jusqu’à cumuler les petites actions inappropriées comme si nous avions subtilement planifié nos échecs. Et lorsqu’on en prend conscience, on peut tout aussi bien planifier la réussite et en finir avec l’autosabotage.




Qu’est-ce que l’autosabotage ?

Malchance ou compétition féroce, l’échec a souvent l’air d’échapper à notre contrôle. Mais quand on y regarde de près, si le réveil n’a pas sonné ce matin, c’est peut-être parce que je ne l’ai pas allumé. On m’aurait peut-être choisi pour ce nouveau job, si je m’étais abstenu de certains commentaires contestables. Si mon dernier projet a encore pris du retard, c’est peut-être parce que j’ai une fois de plus ajouté des exigences dans mon cahier des charges.

Ennemi aux multiples visages, l’autosabotage porte également plusieurs noms. Avez-vous déjà croisé le « perfectionnisme », la « peur de l’échec » et la « procrastination » ? Voilà autant de concepts derrière lesquels se cache le saboteur qui sommeille en chacun d’entre nous. De façon plus subtile, on peut aussi citer les comportements addictifs, l’incapacité à se concentrer (ou du moins à se concentrer sur ce qui ne compte pas) ou l’implication dans des projets non challengeants.

Toutes ces excuses pour ne pas passer à l’action, pour favoriser les actions qui ont le moins d’impact ou pour nous décridibiliser constituent des formes d’autosabotage. Il arrive que le sabotage soit à peine voilé : à force de tout remettre au lendemain, on se doute que tout ne va pas se passer exactement comme prévu. Parfois, il est plus subtil, par exemple, lorsqu’on estime que certaines opportunités sont superflues ou, à l’inverse, lorsqu’on disperse nos moyens en partant dans toutes les directions.

Pourquoi s’autosaboter ?

L’autosabotage est un mécanisme de protection mal calibré. Il cherche à nous éloigner de l’échec avant même d’avoir tenté de réussir. Or, ne dit-on pas d’échouer c’est d’abandonner avant de réussir ? Les saboteurs les plus téméraires s’organisent pour justifier l’échec. Ils se lancent dans des théories telles que : « C’est tellement dommage que j’ai oublié de me lever, de toute façon je ne pouvais pas pitcher mon projet, je devais aller chercher les enfants à l’école, ce n’est pas grave, je ne le méritait pas ».

Les mécanismes de protection dysfonctionnent dès lors que nous sommes soumis à des suggestions inappropriées. « Tu ne peux pas y arriver », « tu dois le faire », « ce n’est pas pour toi », « dans la famille, personne n’a jamais réussi » cachent autant de messages subliminaux qui nous apprennent lentement, mais sûrement, à éviter des situations pourtant nécessaires à la réussite.

La responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des autres. On ne parlerait pas d’autosabotage si nous n’avions pas un rôle à jouer. L’autosabotage, c’est avant tout un refus de changer et un refus de s’opposer à ces suggestions reçues toute notre vie.

Un autosaboteur est-il en embuscade dans mon cerveau ?

La première condition pour désamorcer l’autosabotage consiste à prendre conscience du phénomène. Il n’est pas toujours facile d’admettre que nous avons nous-mêmes induit les difficultés passées. Et nous ne sommes pas toujours responsables de tout non plus, ne passons pas d’un extrême à l’autre. Il est donc parfois plus fiable de s’en tenir à des indicateurs mesurables tels que :

  • La sensation de peur.

Si vous éprouvez une peur de l’échec, si vous ne vous sentez pas à la hauteur, si le regard des autres vous pèse ou si vous dévalorisez systématiquement votre travail alors votre inconscient agit sans doute pour vous donner l’opportunité de fuir plutôt que d’agir.

  • Des pensées peu nuancées.

Une analyse pragmatique de la situation implique une cartographie équilibrée des risques, mais aussi des opportunités. Si vous utilisez un vocabulaire sans nuances tel que « toujours », « personne », « impérativement », « forcément », « impossible », une part de vous-même cherche à biaiser votre jugement. Ne dit-on pas qu’il ne faut jamais dire jamais ?

  • Des objectifs flous ou peu ambitieux.

Les problématiques secondaires, ou parfois carrément hors sujet, prennent allègrement le pas sur nos projets dès lors que nous ne les avons pas définis correctement. Et nous ne pouvons pas agir précisément lorsque nous ne connaissons pas nos buts.

  • Le manque de temps.

Le saboteur prend aussi le nom de « temps ». Le temps disponible reste fini, c’est une réalité. Mais on oublie parfois de chercher des solutions pour l’économiser, pour obtenir de l’aide, ou prioriser les actions essentielles. Une variante fréquente consiste à passer plus d’instants à aider les autres qu’à s’aider soi-même. Comme dit le proverbe, je peux choisir de me donner des excuses ou de me donner des moyens.

Comment dépasser l’autosabotage, ouvrir les portes et avancer

La première étape pour vaincre l’autosabotage consiste à reconnaître que nous faisons nous-mêmes obstacle à notre propre réussite. Qu’est-ce que j’aurais dû faire différemment pour me donner plus de chances ?

La seconde étape demande de prendre conscience des peurs qui nous empêchent d’agir pleinement. Qu’est-ce qui fait que je n’ai pas agi de la meilleure façon ? Qu’est-ce que je voulais éviter en ne branchant pas ce réveil ?

La troisième étape reconnaît le droit d’éprouver des craintes, comme le droit de prendre le risque ou de faire des erreurs. Les entrepreneurs ou les artistes à succès réussissent une fois sur cent, mais ils tentent mille fois.

Ensuite, l'idée consiste à créer un contexte dans lequel votre personnalité peut s’exprimer librement. Si vous craignez de ne pas trouver de clients pour votre idée, cherchez les acheteurs avant de concevoir le produit. Si vous avez peur de parler aux clients, trouvez un commercial ou un fan de confiance qui fera la promotion à votre place. Le but n’est pas d’aller contre notre nature, mais d’emprunter le chemin qui nous correspond le mieux.

Et finalement, puisqu’il paraît que le feu se combat par le feu, sabotez les plans du saboteur :

  • écrivez vos objectifs ;

  • demandez-vous quels résultats vous pouvez obtenir aujourd’hui ;

  • usez de l’autosuggestion et de la gratitude pour remplacer une programmation limitante par une programmation honnête et ambitieuse.





L’autosabotage est sans doute un des concepts les plus fascinants du développement personnel. Il donne du sens à nos réussites et à nos échecs. Mais surtout, il nous fait passer du statut de victime à celui d’instigateur. Et lorsqu’on prend conscience que nous avons une part de responsabilité dans nos résultats, on prend aussi conscience qu’on possède des leviers pour aller plus loin.

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Adrien






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