Gérer la frustration : passez du piège au tremplin !


Un échec malgré un dur entraînement, l’interdiction de toucher ce gâteau en plein régime, l’obligation de persévérer quand l’enjeu est à son comble : la frustration. C’est une épée à double tranchant. Mal gérée, elle consomme notre énergie, notre concentration et notre motivation. Bien utilisée, au contraire, elle nous éclaire et nous permet de construire une vie plus riche. Mais alors, comment gérer la frustration ?






Qu’est-ce que la frustration

La frustration, c’est cette sensation que l’on éprouve lorsque l’on désire quelque chose et que l’on n’arrive pas à obtenir ou, parfois, qu’on choisit de ne pas obtenir.

Si cette émotion se matérialise souvent comme un sentiment désagréable, l’adjectif de « négatif » est peu approprié. Une émotion reste avant tout un signal, neutre et objectif. De la même façon que la peur ne signifie pas que vous allez mourir, la frustration ne signifie pas que vous allez échouer. En revanche, l’un comme l’autre vous envoie un message tel que « sois vigilant » pour la peur ou « tu dois combler un manque » pour la frustration. Reste à combler le bon manque et c’est souvent là que se cache le piège.

Le mécanisme de la frustration

La frustration est associée à une forme de combat intérieur et d’échec. Ce décalage mène à un sentiment de culpabilité, de faiblesse ou d’injustice selon les cas.

La culpabilité mène à son tour au syndrome de l’imposteur et aux pensées limitantes.

La frustration mérite de l’attention pour deux raisons :

– Le syndrome de l’imposteur tend à justifier le manque de confiance par l’autosabotage. Il suffit d’un acte manqué et la petite voix nous dit « je t’avais bien dit qu’on ne pouvait pas y arriver ».

– Elle nous propose un choix cornélien. La plupart du temps, elle oppose un plaisir à court terme (avez-vous remarqué la tablette de chocolat dans la cuisine ?) et un projet à moyen terme (vous voyez le magnifique tailleur taille 36 dans la penderie ?).

Mais à bien y regarder, il existe une façon de sortir de la boucle…

Gérer la frustration

Personne ne coupe les fils de la jauge à essence pour éviter la panne sèche. De la même façon, la frustration n’est pas une émotion qu’il faut dominer ou éteindre. Elle demande simplement à être entendue.

Pour bien vivre l’insatisfaction, prenez conscience qu’une frustration s’installe. Remarquez toutes ces fois où vous mettez la main dans le paquet de biscuit, la cigarette, une remarque déplacée à un conjoint. Pour d’autres, c’est la procrastination ou l’utilisation d’un vocabulaire plein de superlatifs comme « jamais », « toujours », « impossible », « personne »… cette émotion sait prendre beaucoup de visages.

Prenez le temps de respirer, de vous rappeler que céder aux envies ne vous soulagera qu’un instant. Mettez vos objectifs à moyen terme dans la balance.

Cherchez la vraie signification de la frustration. On a rarement faim au point de vider une boîte de biscuits. On n’a pas besoin de 20 pauses café par jour. Ces envies cachent autre chose. Une difficulté vous stresse peut-être, vous poursuivez un objectif qui ne vous motive pas sincèrement, vous n’avez pas encore réussi à atteindre un but qui vous tient à cœur… Chacun a ses raisons.

Une fois que vous avez compris la vraie cause de la frustration, vous pouvez réellement agir dessus. Vous pouvez monter un plan pour résoudre ce fichu problème plutôt que de griller une cigarette qui elle ne changera rien. Imaginez la double satisfaction d’avoir dépassé un problème et d’avoir fait un pas de plus vers le zéro tabac.





La frustration fait partie de la vie, on ne la fait pas disparaître. En revanche, chacun peut choisir de la subir ou de l’utiliser pour grandir.

Si vous répondez à la frustration avec un peu trop de chocolat, de cigarette ou de procrastination, n’hésitez pas à vous abonner à la chaîne YouTube de Jo. Ses vidéos d’hypnoses sont une vraie bouffée d’oxygène pour relâcher la pression et se recentrer sur ses objectifs !


Adrien






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