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Super-héros malgré lui : 4 clés pour réussir malgré les critiques

Dernière mise à jour : 27 juin

Personnages attachants, sauts acrobatiques, éclats de rire, Super-héros malgré lui offre à Philippe Lacheau le meilleur démarrage cinématographique de ce début d’année 2022. Et pourtant les critiques sont mitigées. L’humour est prévisible et le scénario manque de tension, mais on prend plaisir devant l’histoire peu commune d’un personnage ordinaire. Le succès du film démontre que la perfection reste un élément parmi beaucoup d’autres sur le chemin du succès. Examinons ensemble comment le film obtient des résultats incroyables, sans être parfait. Si vous connaissez quelqu’un qui a des projets, cela pourrait bien l’intéresser.




1 — Rester soi-même

Les discours édulcorés et le poker face sont autant de masques que nous pouvons revêtir pour montrer au monde que nous sommes parfaits et maîtres de la situation. Parfois, la perfection nous pousse à laisser notre authenticité de côté pour imiter un modèle.

Mal dosée, l’exigence nous prive de tous ces détails qui nous rendent uniques et qui nous donnent des atouts que les autres n’ont pas. Elle nous fait fonctionner en marche forcée.

Avec Super-héros malgré lui, Lacheau reste fidèle à lui-même. Il aime le cinéma depuis son enfance, il en fait encore aujourd’hui et toujours avec ses deux compères, Boudali et Arruti. L’acteur explique qu’en travaillant avec les gens qu’il aime, il peut s’exprimer sincèrement, il gagne du temps et va droit au but.

L’humour est une constante chez Lacheau. Il raconte «  Même quand j’essayais d’être sérieux […] les gens rigolaient  ». À partir de là, on comprend que les critiques auraient apprécié une tension dramatique plus intense ou un scénario plus profond, mais Lacheau ne l’aurait pas aussi bien réussi.

L’acteur déclare avoir signé son film le plus autobiographique. Il n’a (probablement) pas d’armure équipée de gadgets dans sa garde-robe, mais le film regorge de clins d’œil à son enfance. Si ces détails passent inaperçus pour les spectateurs, ils contribuent à l’authenticité du résultat final.

2 — Donner de l’énergie aux autres

La recherche de la perfection met la barre le plus haut possible. Elle pousse l’exigence plus loin pour nous même, mais également pour les autres. Les obligations permanentes mettent la pression sur nos proches et sur notre entourage. La sensation d’un objectif lointain accélère la fatigue et nous prive de satisfaction.

Lacheau aborde les choses différemment quand il déclare « Je préfère parler de choses qui donnent le sourire ». On ne se sentirait peut-être pas si léger s’il réalisait ses films avec gravité. Devant l’écran, on visualise ce qu’on accomplirait si l’on perdait la mémoire une journée, on imagine notre père nous dire qu’il est fier même si, techniquement, on aurait pu faire mieux.

En revenant à la réalité, Lacheau continue de donner de l’énergie. Par exemple, il raconte ses débuts ainsi : « Des fois, tu perds espoir, les castings sont très rares… Je me baladais avec des montagnes de cassettes que je me débrouillais pour donner à tout le monde, de Michel Field à Dechavanne ». Imaginer cette personne, comme tant d’autres, en difficulté sous les bandes magnétiques et finalement obtenir le succès, malgré les critiques, cela inspire le public.

Les gens qui nous entourent n’attendent pas de nous que nous soyons parfaits. Ils veulent simplement savoir qu’on les comprend, qu’on les écoute et qu’on leur envoie l’énergie dont ils ont besoin pour avancer vers leurs propres buts.

3 — Oublier les clichés et retrouver l’estime de soi

L’objectif est repoussé à un niveau quasi inatteignable pour les perfectionnistes. En restant en deçà de ce qu'on pense devoir être, notre estime de nous-mêmes s’en trouve diminuée. Les faiblesses sont mises en avant et la satisfaction doit attendre encore un peu plus.

Acteur sans charisme et personnage principal du film, Cédric obtient un rôle de super-héros à la suite d’une situation improbable. Lorsqu’il perd la mémoire et ne discerne plus son identité de celle de son personnage, il se trouve libéré de l’autocritique. Une étrange opportunité d’agir sincèrement s’offre alors à lui.

Par ailleurs, ses compagnons hilares n’arrivent pas à lui faire admettre que l’actrice qui joue sa compagne attire trop de regards pour s’intéresser à un physique aussi commun que le sien. Et pourtant…

Philippe Lacheau admet que ses fesses n’étaient pas assez musclées pour apparaître dans un film, que son costume contenait de faux muscles et qu’il a eu recours à une doublure pour réaliser les cascades. Mais il a bien été en couple avec Reem Kherici durant quelques années. La réalité dépasse parfois la fiction, en particulier lorsqu’on ne met pas l’exigence au bon endroit.

4 — Tenter l’aventure façon Super-héros malgré lui

L’inaction accompagne souvent la perfection. On peut tout reporter sous prétexte que ce n’est pas le bon moment ou censurer ses projets parce que quelques détails de plus le rendraient encore plus beau. Si la perfection nous tire vers le haut, elle possède cette fâcheuse tendance à nous faire manquer les opportunités.

Julien Arruti raconte : « Un jour, on est arrivés, il avait recouvert tous les murs de la salle à manger de ses parents avec du papier d’aluminium. C’était censé se passer dans l’espace. » Et l’ami de Lacheau continue en expliquant sa rencontre avec Tarek Boudali : « Il était suspendu à un poteau en train d’imiter le koala ». Si je ne peux décemment pas vous conseiller de les imiter (pas officiellement du moins), force est de constater que l’anecdote a révélé une formidable opportunité pour les inséparables amis.

L’audace a probablement écarté le trio de comiques de certains projets. L’histoire ne dit pas s’ils étaient jugés comme « peu fiables » ou « amateurs ». Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’ils possédaient des maquettes quand d’autres artistes, plus exigeants, étaient encore en train de peaufiner leurs projets. Une opportunité n’a d’intérêt que lorsqu’on la saisit.



Réussir est une chose, mais pour prendre du plaisir dans la réussite, le plus simple reste d’oser, d’agir à sa manière et de donner le meilleur de soi-même. C’est ainsi qu’un beau matin, la mère de celui qui « travaille sans se pendre la tête » le tire de son lit parce que Mickaël Youn l’attend au téléphone et qu’il veut travailler avec lui. Vingt ans plus tard, Lacheau n’hésite pas à voir les choses en grand et il séduit toujours les producteurs comme le public.





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Adrien




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